Réseaux sociaux, dépendance & estime de soi

29déc

Réseaux sociaux, dépendance & estime de soi

11 minutes

  • Mis à jour le 10 mai 2019.

Si c'est gratuit c'est vous le produit !

Il y a plusieurs manières d'aborder les réseaux sociaux : le côté personnel, le côté professionnel, le côté de l’intelligence artificielle, etc.

Je vais aborder ici le côté personnel.

A l'origine, les réseaux sociaux sont une formidable invention. Nous pensons tous à Facebook, le pionnier dans ce domaine, créé en 2004.

C'était pour faire une sorte de trombinoscope des étudiants de l'université de Harvard. Rapidement le réseau s'est étendu à d'autres universités pour qu'en septembre 2006, il soit ouvert au monde entier.

Aujourd'hui Facebook compte plus de deux milliards d'utilisateurs actifs. Il est le troisième site Internet le plus visité au monde, après Google et Youtube. Il y a bien sûr d'autres réseaux sociaux, je vais parler de tous les réseaux de manière générale.

Aujourd'hui sur les réseaux sociaux, nous avons tout ce qu'il faut !

Nous avons le moyen de rester en contact avec qui nous souhaitons. Nous avons des informations sur des événements, nous pouvons participer à des groupes spécifiques. Nous avons des informations commerciales sur des entreprises, nous avons aussi des publicités, il faut le dire !

Nous pouvons regarder des vidéos et nous distraire. Tous les réseaux sociaux ont leurs spécificités. Le dénominateur commun c'est le social : c'est-à-dire de mettre les gens en relation. Ce qui nous intéresse ici ce n'est pas de parler de ce monde virtuel avec ses formidables aspects.

 

 

Je vous écris ici sur le côté pervers du réseau social. À ce côté pervers, je parle également du smartphone qui est un des outils privilégiés du réseau social.

J’ai une citation de Rabelais qui illustre bien ces propos :

« Science sans conscience n'est que ruine de l'âme. »

 

L'invention des réseaux sociaux est formidable, c'est l'utilisation que l'on en fait qui est importante. On pourra ajouter la télévision à toute cette perversion... j'en ferai un article dédié, puisque c'est un « gros morceau ».

 

 

1) Les réseaux sociaux : le côté addictif et chronophage.

On dit que la cigarette fait perdre 10 ans de la vie d'un fumeur, ce sont les 10 ans de fin de vie. Avec les réseaux sociaux certains perdent aussi 10 ans. Ces dix années sont étalées tout au long de sa vie. Il perd à 20, 25 ans à 30, à 35...

 

 

Posez-vous la question aujourd'hui, personnellement si vous consommez du réseau social, qu’y faites-vous ?

Est-ce que vous regardez la vie des autres au lieu de construire la vôtre ?

Nous vivons dans une société à base de réseau social, nous vivons notre vie à travers les réseaux sociaux pour certains. Du coup à travers des filtres, puisque nous et les autres décidons ce que nous mettons sur les réseaux sociaux.

Nous pouvons montrer l'incroyable même si nous sommes déprimés. Il y a une citation malsaine qui illustre bien ces propos :

« Maintenant qu'il y a les réseaux sociaux, tout le monde sait que tu as une vie minable ! »

C'est profondément négatif, cependant cela doit interpeller.

Les réseaux sociaux facilitent le jugement et nous éloignent de notre nature profonde. Dans un sens cela facilite la communication à distance et nous finissons par oublier la communication directe. C'est-à-dire que nous allons pouvoir passer du temps sur les réseaux sociaux, même pour des gens qui habitent à proximité de chez nous.

Il y a même dans nos amis des personnes qu'on ne côtoie que par les réseaux sociaux, pourtant ils peuvent habiter à quelques kilomètres de chez nous. Cela devient une habitude.

Finalement, à quoi bon ?

On parle de réseaux sociaux et on peut parler aussi de notre être. Nous sommes « sociaux » ! Nous sommes faits pour vivre en communauté. La communauté à travers un écran, à travers un téléphone ?

Cela me fait penser aux sites de rencontres qui permettent (par définition) de faire rencontrer des gens : c'est aussi le monde des mythomanes. Finalement, nous oublions ce qu'est une rencontre directe, d'aborder les gens, de discuter simplement.

 

 

Il y a des peurs aussi qui tournent autour de ce phénomène. À aborder quelqu'un, nous pouvons rapidement penser à du harcèlement. Alors que si nous sommes à l'écoute de l'autre, nous nous rendrions compte que l'intervention que l'on fait est inappropriée ou disproportionnée, donc nous pourrions arrêter : dans ce cas, il n'y a pas de harcèlement.

Les gens ont peur de cela et parfois, ne passent pas à l'action. Ils préfèrent rester face à un écran, par peur d'être jugé, par peur d'une confrontation. Peut-être qu’ils mettent leur ego trop en avant.

Nous ne pensons pas assez à le protéger, ou tout simplement à pouvoir le remettre en question et se dire que : « Nous, nous-mêmes, ne sommes pas notre ego ».

Nous sommes « nous » !

Sur les réseaux, tout le monde paraît fort, tout le monde paraît exceptionnel. Nous avons pourtant tous nos faiblesses. Nous avons des moments où ça va bien et d’autres moments où ça va moins bien. Il faut le reconnaître même si nous ne le transmettons pas.

 

 

2) L'estime de soi.

Cela m'amène à vous parler d'un fléau que je vois dans mes coachings : la perte de l'estime de soi. Par rapport à ces réseaux sociaux justement ! Tout ce qui est construit dessus, fait que vous échappez à votre esprit et vous en oubliez votre nature profonde.

 

 

Résultat vous perdez confiance en vous et en votre estime personnelle.

C'est une vraie catastrophe !

La science a montré que les réseaux sociaux permettaient au cerveau de libérer de la dopamine. Cette hormone du bonheur : l'hormone du bonheur instable.

D’une manière générale, quand les gens vont mal, ils vont sur les réseaux sociaux pour trouver de la compagnie, pour rire, pour se divertir. Ils peuvent discuter avec des amis, même envoyer des messages à dix personnes différentes. Seulement en attendant une petite réponse, parce que cela fait du bien.

Nous nous sentons écoutés et concernés. Le bien-être est directement lié à ces interactions, par rapport aux réseaux, par rapport à un nombre de « J’aime ».

Ils finissent par se demander : « Pourquoi je n'ai pas eu autant de likes sur cette publication ? Qu'est ce qui se passe, quel est le problème ? Qu'est-ce que j'ai fait de mal ? »

Ils concluent qu’ils ont un problème, ils ont un problème d'amis, ils ont un problème de relations, ils ont un traumatisme d'être isolé, de ne pas avoir d'amis.

Ainsi ils sont dans un schéma de dépendance.

Ils retournent sur les réseaux sociaux pour avoir à nouveau de la satisfaction, pour libérer cette fameuse dopamine. Ce qu'il faut savoir, c'est que cette dopamine est sécrétée à chaque fois en quantité inférieure devant les mêmes faits. Pour avoir autant de dopamine que la fois précédente, il faut en faire plus.

Cette dopamine est aussi libérée quand nous buvons de l'alcool, quand nous fumons des cigarettes (et d'autres choses), quand nous parions aussi. En d'autres termes, les réseaux sociaux, les smartphones, ce sont des drogues. Des drogues dures et très addictives.

 

 

C'est un peu comme si nous buvions de l'alcool toute la journée à chaque fois qu'on va regarder son smartphone pour consulter son nombre de « j'aime », ses likes sur Facebook, Instagram, Twitter ou Pinterest. C'est comme si nous prenions une bière, un verre de vin.

Il y a des limites d'âge pour boire de l'alcool, il n'y a pas de limite d'âge pour aller sur les réseaux sociaux.

Avoir du plaisir en jouant à un jeu sur son téléphone pour passer le temps, c'est pareil. Il est plus facile de se distraire ainsi.

Nous échangeons aisément notre temps pour de la distraction facile, parce que nous avons oublié comment nous distraire à l'intérieur de nous, comment éprouver de la satisfaction nous-mêmes.

 

 

3) La jeunesse et les réseaux sociaux.

Après l'adolescence les jeunes se familiarisent avec l'alcool, c'est une manière de se sociabiliser, de sortir du cocon familial. C'est une manière différente d'aborder la vie. Cela aide à affronter les anxiétés et le stress, cela devient aussi une nouvelle programmation des cerveaux. Alcool = c'est cool = je sociabilise = je passe du bon temps.

« Il est plus facile de se confier à une bouteille que de se confier à un ami. »

Même si la consommation d'alcool cesse ou est maîtrisée, l'utilisation des réseaux sociaux, elle, reste entière. Nous allons sur notre smartphone plutôt que d'aller voir un ami.

La science le prouve : ceux qui passent leur temps sur les réseaux sociaux sont plus souvent en dépression que les autres. Il nous faut de l'équilibre dans notre façon de consommer de l'alcool, de fumer des cigarettes, ou d'utiliser les réseaux sociaux, étant donné que tout ceci est inutile pour le fonctionnement de notre corps.

Cela vous est-il arrivé (peut-être que c'est déjà ce que vous faites), de poser votre téléphone sur la table quand vous discutez avec des amis. Qu'est-ce que cela veut dire ?

Cela veut dire : « Mon téléphone est plus important que vous ! »

 

 

Prenez l'habitude de ranger votre téléphone. De le mettre en silencieux quand vous êtes avec quelqu'un. De profiter de ce moment privilégié que vous partagez physiquement avec un autre être humain.

En début de journée qu'est-ce que vous faites en premier ? Est-ce que vous regardez votre téléphone ? Si c'est le cas, c'est une belle preuve de dépendance.

 

 

4) Mes clients aussi me demandent souvent des clés pour gérer leur temps.

Les réseaux sociaux sont néfastes pour la concentration et nous savons que la concentration est un pilier dans la gestion du temps et dans la productivité. Il est plus facile de regarder un chat faire des cascades dans une vidéo, plutôt que de construire sa propre vie. De rêver sa vie et de vivre ses rêves.

« Laissez vos rêves changer votre réalité, ne laissez pas la réalité changer vos rêves. »

Il y a deux moteurs dans la vie : la satisfaction et la douleur.

Vos rêves sont possibles que si vous vous détachez de la douleur. Les rêves et la douleur sont incompatibles. Les rêves c'est de la confiance.

La première erreur que vous faites en général, c'est de vous poser une question sur le problème : « Pourquoi je n'ai pas ceci ? Pourquoi je n'ai pas cela ? »

Il faut vous poser une question sur la solution. « Comment je peux avoir ceci ? Comment je peux avoir cela ? »

Maintenant posez-vous les bonnes questions.

Quand nous voulons apprendre une langue étrangère, le meilleur moyen c'est d'aller dans le pays qui la pratique. C'est d'être en immersion totale. Vous pouvez avoir fait plusieurs années d'anglais à l'école (par exemple), cela ne fait pas de vous un bilingue. Alors que de passer, ne serait-ce qu'un ou deux mois dans un pays anglophone et ça y est : c'est fait !

 

 

Vous avez besoin d'être en immersion pour arriver à vos objectifs.

Par rapport à ces réseaux sociaux :

- Est-ce que vous êtes dans la bonne communauté ?

- Est-ce que vous fréquentez les bonnes personnes ?

- Est-ce que vous avez de bonnes pratiques avec les réseaux sociaux ?

- Est-ce que vous troquez votre bonheur pour des « likes », pour des « vues », pour regarder des vidéos marrantes, ou pour avoir un bon score à tel ou tel jeu ?

 

 

5) Le vrai bonheur c'est en se concentrant sur soi.

Il faut être un peu égoïste. Il faut d'abord être égoïste pour se recentrer, pour ne penser qu'à soi, pour créer son bonheur.

 

 

Ensuite, vous pourrez aller vers les autres, parce que si vous n'avez pas de bonheur en vous, comment voulez-vous en distribuer ?

La source de bonheur intérieur est bien plus pérenne, bien plus puissante que celle que vous allez pouvoir récupérer par l'extérieur.

Les neurosciences l'expliquent. On appelle ça la sérotonine. J'ai écrit sur la dopamine plus haut : la dopamine est une hormone sécrétée par notre cerveau. C'est le bonheur immédiat, c'est la satisfaction instantanée. Elle a pour effet d'exciter nos neurones, de provoquer de l'agitation. Ils sont tellement surexcités qu'ils finissent par mourir !

« Vous détruisez vos neurones avec la dopamine. »

Quand vous cherchez votre bonheur intérieur, par la compréhension, par un travail personnel, qui demande effectivement peut-être plus de concentration, de remise en question, effectivement c'est moins facile que d'aller regarder des vidéos ou de passer du temps sur son téléphone.

Le fait de créer quelque chose qui vient de vous, de passer à l'action, d'accomplir quelque chose, c'est une autre forme de satisfaction qui arrive, c'est la sérotonine. C'est aussi une hormone sécrétée par notre cerveau et qui a l'effet complètement inverse de la dopamine sur les neurones.

Cette sérotonine va calmer les neurones, elle va les apaiser et cela va être exceptionnel pour notre corps. Les effets physiques sont innombrables et incomparables à ceux de la dopamine. Cette sérotonine est la vraie source de bonheur. Un bonheur qui dure, un bonheur qui est très profond et qui est bon pour le corps.

Vous avez probablement besoin d'être dans un univers qui va être propice à ces questions, à cette remise en question. Vous avez peut-être besoin d'un accompagnement ?

C'est ce que je propose avec la communauté Neurosatis.

 

 

Il suffit de s'inscrire et vous serez en relation avec plusieurs personnes pour vous accompagner, pour vous aider, pour vous poser les bonnes questions. Pour avancer, pour passer à l'action. Pour accomplir quelque chose et faire que vous puissiez avoir du bonheur à tout instant.

Si ces mots résonnent en vous, si vous prenez conscience et vous vous rendez compte que c'est le chemin à prendre pour avoir vraiment de la satisfaction, pour écarter la douleur, écarter la peur.

Maintenant il faut agir. Agir en confiance !

Je suis là, la communauté Neurosatis est là pour vous aider, pour vous accompagner et pour faire de votre vie, une merveilleuse aventure.